Les jours passent et se ressemblent.
Tellement de mondes se sont effondrés cette année, tellement de comètes avalées par des trous noirs, tellement de galaxies se sont désintégrés au fil du temps...
Mais de nouvelles planètes ont fait leur apparition et l'univers renaît, intact mais pas inchangé.
Ces nouvelles planètes amènent rire et joie, elles réchauffent le coeur de l'univers jadis en perdition.
Le soleil se lève et réveille de ses rayons la rosée du matin. Ce rituel quotidien annonce pourtant un jour pas comme un autre.
Car en ce jour, l'être humain prend conscience de son existence, de ses sentiments, de sa cruauté, de sa fragilité.
Il se rend compte qu'il a besoin des autres pour vivre, que seul c'est bien trop dur.
En cette belle matinée d'été, il se lève en ressentant un manque. Non il ne se drogue pas.
Ce manque se caractérise par un vide dans son coeur, un espace laissé vacant.
Et pourtant le siège est tout propre, il n'y a pas une tache. Personne n'a encore voulu s'y asseoir. C'est peut-être trop risqué... Est-on si mal assis dans mon coeur?
Au début il ne peut déchiffrer cette sensation. Il se dit juste qu'il a mal dormi.
Puis le soir venant, au moment d'aller se coucher, quand la lune éclaire son lit, il remarque qu'elle est toujours la.
Cette douleur qui replace cette présence tant désirée.
Elle est donc bien réel, ce n'est pas un mauvais rêve, une gueule de bois après une cuite.
Il s'endort avec cette souffrance dans la poitrine. Après tout peut-être aura-t-elle disparu le lendemain...
Le temps passe, il souffre toujours autant. Cela fait une éternité désormais. Pas assez pour remplir une vie mais une éternité quand même.
Mais alors, lui aurait-on menti? Tout ça ne serait-ce qu'espoir et illusions perdues?
Les journées passent et se ressemblent.
La vie devient morne, monotone, monocorde... Chaque jour cette impression de vivre en noir et blanc.
Chaque parcelle de vie telle une tombe de marbre froid.
La chaleur manque dans ce monde. Il fait si froid ici.
Heureusement que certaines planètes résistent aux caprices du temps...